Qui Sommes-nous ?

Nous sommes des citoyens, des parents d’élèves, des syndicats et des associations :

Un nombre d’acteurs de la société civile annoncent officiellement leur position concernant la consultation publique proposée par le Gouvernement à travers son Ministère de l’Education. L’Alliance Citoyenne pour l’Éducation (ACE), englobe des citoyens, des parents d’élèves, des enseignants, des universitaires, des experts dans le domaine de la science de l’éducation, des ingénieurs, des économistes et plusieurs organismes et associations nationales touchant à l’éducation, l’environnement, les droits des citoyens, le milieu cultuel, le droit des handicapés, la démocratie etc. (voir  la liste des associations).

Comment l’idée est née ?

Un comité fondateur restreint a exprimé son souhait de proposer une méthode inclusive approfondie et constructive quant à la réforme de l’éducation en Tunisie. Cette volonté de bâtir une force de réflexion, d’analyse, de proposition et de travail selon des critères scientifiques et objectifs émane du fait que  le processus de réforme pour l’éducation lancé par le Gouvernement Tunisien présente des défaillances évidentes  et risquant de ne pas mener à bien la réforme.

Ce même comité fondateur, ayant la ferme conviction que la réforme de l’éducation est l’étape la plus importante vers le chemin de la démocratie, la citoyenneté active, l’Etat de Droit, les progrès sociaux et économiques, a pris sa responsabilité de citoyens en rédigeant une charte, un communiqué et un appel aux associations pour constituer une force de proposition afin que la réforme de l’éducation soit à la hauteur de l’attente de tous les citoyens pour une vie meilleure et pour un pays moderne et développé.

Historique de l’ACE :

Appel de mobilisation :

Tout a commencé par cette lettre de contestation des membres de l’association Ardhi-Solidarité Rurale Tunisie  et par cet appel sur facebook lancé par deux militants de cette association Imen Jarboui Hamouda  et Mourad Djemal

a-La lettre  de l’association Ardhi- Solidarité Rurale Tunisie

Sfax le 30 avril 2015

A l’attention de monsieur le ministre de l’éducation

Monsieur le ministre,

Nous nous permettons de vous écrire à nouveau suite à votre mail au sujet de la consultation nationale sur la réforme du système éducatif  afin d’éclaircir certains points qui nous paraissent cruciaux d’abord sur notre participation à la démarche participative de consultation nationale mais aussi sur le processus de consultation.‏

Au sujet de notre non-participation, motivée par le nombre trop important d’associations déjà inscrites, un millier selon vos dires. En effet, de par notre expérience dans le secteur associatif tunisien dans le domaine de l’éducation, notamment dans les régions de l’intérieur et les milieux ruraux, nous avons pu rencontrer de nombreuses associations agissant dans ce domaine.‏

Toutefois, d’après nous, si beaucoup d’entre elles agissent sur des actions ponctuelles dans la vie des écoles, très peu agissent pour l’éducation à un niveau stratégique, c’est-à-dire, associant à un diagnostic global des causes de l’échec scolaire, des réponses alternatives prêtes à être mises en œuvre.

 

Notre association « Ardhi solidarité rurale Tunisie », orientée vers le développement rural et l’éducation est en train de mener un projet-pilote sur une réponse globale à l’échec scolaire en milieu rural. Le champ d’action choisi va de la construction d’une nouvelle forme de structure intégrée à l’accompagnement de l’équipe scolaire sur le plan pédagogique et organisationnel.‏

Composée de citoyens et experts tunisiens du monde entier (Tunisie, Canada, France…), nous avons par ailleurs réalisé des études approfondies portant un diagnostic sur le préscolaire, l’école primaire et le collège ainsi que des questionnaires dans les alentours de l’école en question sur les conditions de vie des élèves… (voir liste des publications ci-dessous).

Si nous vous exposons ces faits, ce n’est nullement pour dire que nous méritons plus que d’autres associations de participer à cette consultation, car il n’y a pas à notre sens pas de concurrence entre personnes de bonne volonté.‏

‎Toutefois, après avoir sollicité les autorités régionales ainsi que votre ministère depuis 2014 pour un partenariat sur notre démarche ambitieuse et renouvelée de l’éducation (voir le récapitulatif en fin de mail), nous avons été très désagréablement surpris d’apprendre par un fonctionnaire du ministère que notre demande n’a pas été reçue, alors même que nous avions au préalable les accusés de réception de nos envois.‏

‎Cette réaction ainsi que le manque d’informations sur le mode de fonctionnement de cette consultation est source d’une grande inquiétude pour nous, qui nous amène à vous interroger sur les conditions d’expression d’un vrai débat participatif et démocratique sur une question aussi cruciale.‏

 

‎ Sur quel critère un si grand nombre d’associations  ont-elles  étés choisies ? A notre sens, le premier devrait être au niveau de chaque celui de la légitimité, c’est-à-dire de l’action de chaque association par rapport à la pertinence de la consultation, qui interpelle surtout sur le modèle éducatif. Quant au second, nous pensons que le panel devrait respecter une certaine représentativité en rapport avec les thèmes importants à étudier.‏

C’est parce que nous estimons remplir ces deux conditions que nous souhaitons d’une part participer au débat régional et d’autre part qu’il est important, en tant que citoyens de veiller à ce qu’une démarche d’une telle importance et ampleur, se réalise en toute transparence.‏

‎ Nous vous confirmons donc par ce mail notre volonté de candidater pour participer au débat régional que vous nous évoquez dans votre réponse. Nous souhaiterions d’autre part connaître les informations relatives à la feuille de route de cette consultation.

D’avance, nous vous remercions pour votre compréhension et votre réactivité.

Bureau exécutif de  Ardhi –Solidarité Rurale Tunisie

Imen Jarboui Abdessalem Chaieb Belgacem Jarboui Tourkia Haj Amor

Mourad Djemal Makram Hamouda